Côté Naturo

Le magnésium

Valérie Vidal

Petite histoire…
L’histoire du magnésium (Mg) démarre en 1755, lorsqu’un chimiste britannique, Joseph Black, le reconnaît comme un élément. Il faudra plus de deux siècles pour en arriver à bien comprendre son rôle dans l’organisme humain. Aujourd’hui, on sait qu’il participe à plus de 300 réactions métaboliques.

 

Quels bénéfices pour la santé ?
Le corps humain contient environ 24 g de magnésium : 60 % se trouve dans les os, 28 % dans les muscles squelettiques, et le reste réparti dans le système nerveux et l’ensemble des tissus mous.

Le magnésium joue un rôle essentiel dans de nombreuses fonctions, parmi lesquelles :

- la production d’énergie ;

- la synthèse des protéines ;

- l’équilibre minéral ;

- la régulation neuromusculaire ;

- la régulation du rythme cardiaque et de la pression sanguine ;

- la défense antioxydante.

Il est estimé que 7 Français sur 10 ont un déficit d’apport en magnésium. L’alimentation moderne apporte peu de magnésium et favorise, tout comme le stress chronique, l’acidose tissulaire chronique. Ce déséquilibre de terrain entraîne l’élimination urinaire du magnésium, mais aussi du calcium et du potassium.

Les principaux signes de carences sont : fatigue physique et psychique, irritabilité, nervosité, insomnies, anxiété, hyperémotivité, sensations de «boule » à la gorge ou à l’estomac, palpitations, crampes, tremblements, fatigabilité musculaire.

 

Dans quels cas l’utiliser ?
En cas de carences, notamment dues à :

- une alimentation pauvre en légumes, fruits frais et à coque, riche en céréales raffinées et protéines animales ;

- un sport intensif ;

- un stress chronique ;

- l’alcoolisme ;

- une consommation excessive de café ;

- certains traitements médicaux comme les diurétiques, les corticoïdes, les chimiothérapies.

En prévention et accompagnement des pathologies cardiovasculaires, du diabète, de l’hypertension et de l’ostéoporose.

Pour traiter la spasmophilie, la fibromyalgie, les troubles du déficit de l’attention avec hyperactivité.

Pour soulager le syndrome prémenstruel et les migraines.

 

Présentation
On trouve diverses formes de sels de magnésium dans la composition des compléments alimentaires. Les différences se jouent sur 4 points : la teneur réelle en magnésium élément, la biodisponibilité, la tolérance digestive et l’aspect acidifiant ou alcalinisant. Il n’existe pas de sel de magnésium qui soit excellent sur ces 4 points :

- Le chlorure de magnésium (ou nigari) est acidifiant et il favorise les diarrhées. C’est un bon anti-infectieux mais il ne convient pas pour pallier les carences en magnésium.

- L’oxyde est celui qui contient le plus de magnésium élément mais, tout comme le chlorure, il est acidifiant et laxatif. Le magnésium marin est une association principalement d’oxyde et de chlorure de magnésium.

- Les citrates et malates sont mieux assimilés et généralement bien tolérés au niveau digestif. Ils ont un effet désacidifiant.

- Le bysglycinate et le glycérophosphate sont particulièrement bien assimilés et bien tolérés.

- Le lactate cumule les points négatifs et l’aspartate est neuro-excitant. Ces deux sels sont à éviter prioritairement.

 

Mode d’emploi
L’apport conseillé est de 6 mg par kilo de poids corporel et par jour. Ces besoins sont accrus chez les femmes enceintes et dans de nombreuses situations citées ci-dessus.

Il est préférable de répartir la prise de magnésium au cours de la journée.

En cures ponctuelles de 3 semaines et, dans certains cas, 3 semaines de cure par mois répétées sur une longue période.

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Valérie Vidal

Praticienne de santé naturopathe et praticienne en EFT clinique. Spécialiste en bionutrition, gestion du stress et santé globale.
Consultations à Toulouse, Gaillac (Tarn) et par Skype.

infos : www.valerievidal.fr