Côté Naturo

L’acide alphalipoïque

Valérie Vidal

Petite histoire…
Découvert dans les années 1930, l’acide alphalipoïque était initialement nommé acide thioctique et considéré comme une vitamine. Plus tard, on a découvert qu’il pouvait être synthétisé par le corps humain, à la différence des vitamines. Cette synthèse se produit à partir de la cystéine, un acide aminé soufré. L’acide alphalipoïque est aussi apporté par certains aliments (viande rouge, abats – dont foie –, épinards, brocoli, levure) mais à des doses insuffisantes pour obtenir un effet thérapeutique.

Quels bénéfices pour la santé ?
L’acide alphalipoïque est un coenzyme à forte activité antioxydante. Non seulement il neutralise les radicaux libres parmi les plus toxiques mais il régénère d’autres antioxydants dont le glutathion, la vitamine E et la vitamine C. Il amplifie les effets du coenzyme Q10 et du glutathion. L’acide alphalipoïque constitue donc un acteur majeur de la protection antiradicalaire des mitochondries et de la production d’énergie cellulaire.

Il a été constaté que l’acide alphalipoïque :
- augmente la sensibilité à l’insuline et intervient dans le contrôle de la glycémie ;
- réduit l’accumulation de graisses liée à l’insulinorésistance ;
- améliore les paramètres biochimiques et la fonction visuelle des personnes atteintes de glaucome à angle ouvert ;
- piège certains métaux toxiques (arsenic, cadmium, mercure) et facilite leur élimination.

Des études sur des rats de laboratoire ont montré que l’acide alphalipoïque :
- apporte une protection contre la formation de la cataracte ;
- protège des lésions d’athérosclérose dans les grands vaisseaux et réduit les lésions cérébrales après un AVC ;
- améliore la mémoire et les capacités auditives lorsqu’il est associé à l’acétyl-L-carnitine.

Dans quels cas l’utiliser ?
On peut avoir recours à l’acide alphalipoïque dans :
- la protection des fonctions cérébrales, notamment dans les premiers stades de la maladie d’Alzheimer ;
- les suites d’un accident vasculaire cérébral ;
- l’accompagnement du vieillissement ;
- la prévention et le traitement du diabète et de ses complications : troubles cardiovasculaires et neuropathies (cela va de soi mais on ne le répète jamais assez : le diabète nécessite la mise en place d’une alimentation à index glycémique bas et d’une activité physique régulière – de nombreux micronutriments seront utiles en complément, notamment le coenzyme Q10, le magnésium, le chrome, les vitamines C, D et E) ;
- la détoxication des métaux (cette démarche étant longue et délicate, elle nécessite une prise en charge globale et ne peut se réduire à l’utilisation d’un seul produit).

Mode d’emploi
La forme naturelle et biologiquement active de l’acide alphalipoïque est la forme R. Les compléments alimentaires renferment soit cette forme naturelle, soit un mélange de forme R et de forme S, artificielle, à l’activité biologique très inférieure (estimée à trois fois moindre).
Les suppléments renfermant la forme R sont généralement dosés à 100 mg par gélule. La posologie journalière se situe entre 100 mg en prévention et 600 mg en curatif.

Précautions
Une supplémentation en acide alphalipoïque peut entraîner une carence en vitamine B12 et diminuer la glycémie.
Il est par ailleurs recommandé d’espacer de deux heures la prise d’antiacides et celle d’acide alphalipoïque.

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Valérie Vidal

Praticienne de santé naturopathe et praticienne en EFT clinique. Spécialiste en bionutrition, gestion du stress et santé globale.
Consultations à Toulouse, Gaillac (Tarn) et par Skype.

infos : www.valerievidal.fr