Côté Naturo

La cannelle

Valérie Vidal

Petite histoire…

La cannelle est prélevée de l’écorce interne du cannelier. Cet arbrisseau ou arbre, selon l’espèce, appartient à la famille des lauracées. Les espèces les plus couramment exploitées pour en extraire la cannelle sont Cinnamomum verum, ou zeylanicum, originaire du Sri Lanka, et Cinnamomun cassia, ou aromaticum, originaire de Chine.

Quels bénéfices pour la santé ?

L’écorce de cannelle contient de nombreuses molécules actives qui lui confèrent les propriétés suivantes :

- antiseptique puissant permettant de lutter contre de nombreux virus, bactéries, champignons et parasites – action due aux substances aromatiques qu’elle renferme ;

- pouvoir antioxydant exceptionnel ;

- stimulant général, tonique du système nerveux sympathique, du cœur, du système respiratoire et tonique sexuel (aphrodisiaque).

D’après des études récentes, les tanins présents dans la cannelle favoriseraient un métabolisme sain du glucose.

Dans quels cas l’utiliser ?

- Dans toutes situations où il est utile de lutter contre le stress oxydant et l’inflammation : prévention du vieillissement, des maladies cardiovasculaires, de certains cancers, infections et inflammations chroniques.

- En cas de refroidissement ou en prévention des rhumes et grippes.

- Dans de nombreuses infections des voies digestives, génitales, urinaires : diarrhée infectieuse, maladies tropicales, cystite, vaginite, etc.

- Pour diminuer la glycémie chez les personnes prédiabétiques ou diabétiques.

Mode d’emploi

En prévention, la cannelle peut tout simplement être ajoutée en poudre ou en bâtonnets dans de nombreuses préparations culinaires et dans les boissons chaudes.

En cas de refroidissement, ou d’asthénie, jusqu’à 3 tasses par jour pour un adulte d’une infusion de cannelle (une demi-cuillerée à café de poudre ou un demi-bâtonnet pour 250 ml d’eau), de préférence associée à du gingembre et du jus de citron.

Pour lutter contre les infections des voies digestives, génitales, urinaires et les infections froides chroniques, il est préférable d’utiliser la cannelle en huile essentielle (HE) et par voie orale, sur conseil d’un professionnel. On peut aussi l’employer diluée en massage sur le ventre ou le dos. C’est une huile à utiliser avec grande précaution.

On trouve l’huile essentielle de cannelle dans certaines préparations toutes prêtes en capsules huileuses comprenant d’autres huiles essentielles complémentaires et mieux tolérées. Ces capsules sont notamment utiles à emporter lors de voyages tropicaux.

La poudre ou l’extrait sec en gélules convient mieux à la régulation de la glycémie : 1 ou 2 gélules par jour selon leur dosage (voir les recommandations du laboratoire).

Précautions et contre-indications

L’HE de Cinnamomum verum contient des phénols, qui peuvent provoquer un engorgement hépatique s’ils sont ingérés sur une période supérieure à 20 jours à faible dose ou à 7 jours en forte concentration ; son utilisation doit donc être de très courte durée, en association avec de l’HE de thym à thujanol pour protéger le foie. Elle ne doit pas être consommée chez les personnes souffrant de troubles hépatiques.

L’HE de Cinnamommun cassia est contre-indiquée en cas de médication anticoagulante. Elle est dermocaustique et ne doit en aucun cas être utilisée pure sur la peau, mais diluée dans une huile végétale (de 5 à 10 % d’huile essentielle maximum).

Ne pas utiliser la cannelle chez les femmes enceintes, allaitantes et les enfants de moins de 6 ans.

Pas d’autoprescription en cas de traitement antidiabétique.

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Valérie Vidal

Praticienne de santé naturopathe et praticienne en EFT clinique. Spécialiste en bionutrition, gestion du stress et santé globale.
Consultations à Toulouse, Gaillac (Tarn) et par Skype.

infos : www.valerievidal.fr