Côté Naturo

Le marronnier d’Inde

Valérie Vidal

Petite histoire…
Le marronnier d’Inde, ou marronnier blanc (Aesculus hippocastanum), appartient à la famille des hippocastanacées. C’est un arbre de grande taille originaire d’Asie mineure et des Balkans. Il pousse à l’état sauvage sur le bord des routes et dans les jardins, peut vivre plus de trois cents ans et atteindre une taille de 30 mètres. La graine (le marron) de cet arbre est utilisée depuis le XVIIIe siècle pour traiter divers troubles, dont les hémorroïdes.

Quels bénéfices pour la santé ?
En France, l’insuffisance circulatoire touche près d’une personne sur trois, en majorité des femmes. Elle est favorisée par de nombreux facteurs du mode de vie (positions stationnaires debout ou assise, engorgement hépatique, constipation chronique, sédentarité, expositions prolongées au soleil, tabac, vêtements serrés, surpoids) mais aussi par une faiblesse du tissu conjonctif veineux d’origine héréditaire. Petit à petit, les parois veineuses et capillaires se dégradent, ce qui entrave la circulation de retour du sang vers le cœur. Apparaissent alors des symptômes gênants, voire douloureux (jambes lourdes, œdèmes des membres inférieurs, hémorroïdes), et disgracieux (varicosités, ecchymoses spontanées, varices). Et il y a risque de complications : ulcère variqueux et phlébite.

Le marron d’Inde fait partie des plantes les plus utiles, face à cette pathologie :
- il est anti-inflammatoire, anti-œdémateux et il augmente le tonus veineux par vasoconstriction ;
- il inhibe l’activité des enzymes impliquées dans la dégradation des vaisseaux et capillaires ;
- il renforce la résistance et réduit la perméabilité des capillaires.

Dans quels cas l’utiliser ?
Le marron d’Inde a sa place dans une stratégie visant à favoriser le retour veineux et en particulier lorsqu’il y a présence d’hémorroïdes légères ou récentes.
Les effets seront amplifiés en l’associant à d’autres plantes comme le fragon, l’hamamélis, le mélilot, le ginkgo, la Centella asiatica, la vigne rouge, le cyprès et des micronutriments, notamment la vitamine C, la silice, les proanthocyanidines (OPC) de l’extrait d’écorce de pin maritime (Pycnogenol) ou de l’extrait de pépin de raisin. Et, bien sûr, en éliminant autant que possible les facteurs du mode de vie déclenchant ou aggravant l’insuffisance circulatoire.
Pour traiter les hémorroïdes, on peut l’associer au cyprès.

Présentation
Le marron d’Inde est disponible en gélules ou en préparations liquides.

Mode d’emploi
En cas de crise hémorroïdaire, dès l’apparition des premiers symptômes, prendre à titre indicatif durant une semaine :
- en extrait fluide ou teinture mère : 50 gouttes matin et soir ;
- en extrait hydroalcoolique : 30 gouttes, 2 fois par jour ;
- en extrait sec standardisé à 16 à 20 % d’aescine, en gélules : 200 mg 3 fois par jour.
Il est aussi possible de préparer une décoction avec les marrons débarrassés de leur capsule, cassés au marteau, puis séchés : une cuillerée à café par tasse, laisser bouillir 5 minutes. 3 tasses par jour.
En cas d’insuffisance circulatoire chronique, les doses de marron d’Inde généralement conseillées sont de 3 à 4 fois plus faibles que celles mentionnées ci-dessus. Il est préférable de l’associer à une à deux autres plantes ou de choisir un produit composé. La durée et la fréquence des cures sont à individualiser en fonction de l’importance des symptômes. Par exemple :
- 3 mois dès l’apparition de symptômes ;
- 3 mois par an de juin à septembre ;
- une semaine avant et une semaine après un long voyage en avion.

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Valérie Vidal

Praticienne de santé naturopathe et praticienne en EFT clinique. Spécialiste en bionutrition, gestion du stress et santé globale.
Consultations à Toulouse, Gaillac (Tarn) et par Skype.

infos : www.valerievidal.fr